A qui appartient mon corps ? 1Thes 4 : 3-4

dimanche 1er février 2015
par  Steve BARNES
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-* Date du message : 1 février 2015
  • Sujet : A qui appartient mon corps ?
  • Texte : Épître aux Thessaloniciens chapitre 4 versets 3 à 4 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

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A qui appartient mon corps ?
1Thes 4 : 3-4
Série : 1Thessaloniciens
F01022015

« Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification »

Laissez-moi répéter ce que j’ai déjà dit plusieurs fois, c’est que les chrétiens de Thessalonique étaient des croyants modèles. Cela n’empêche pas Paul de les conjurer au nom du Seigneur Jésus à marcher de progrès en progrès. Cette sanctification progressive à laquelle il fait référence commence par une maîtrise de son corps (« c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, » - v. 4). La sanctification n’est pas seulement une aspiration de l’âme mais elle se concrétise par des actes.

1. La sanctification n’est pas une option.

Avant d’approfondir cette notion de la sanctification dans le but de la comprendre telle que Dieu la conçoit, je tiens à dire deux mots sur la table du Seigneur. Il est tout à fait dans l’esprit des écrits de Paul aux Corinthiens que chacun s’évalue soi-même afin de ne pas prendre part à la Table du Seigneur indignement (1Cor 11 : 27-28). Je crains qu’une satisfaction personnelle ne se soit développée chez certains parce qu’ils s’abstiennent de la Cène. N’oublions pas que la volonté de Dieu est que tous les disciples prennent part à la Table qui commémore sa mort et son sang versé pour leur rachat (« Buvez-en tous » - Mat 26 : 27). Ce n’est pas normal que ceux qui ont reçu Christ comme leur sauveur et qui ont été baptisés ne prennent pas part à la Table ; c’est une situation qui ne doit pas durer. La raison qui empêche la participation au souvenir doit être réglée. Il en est de même pour l’enfant de Dieu qui ne passe pas par les eaux du baptême parce qu’il n’est pas prêt à prendre les engagements du baptême ; il est honnête mais il vit dans le désordre. Vous croyez que le mari qui ne couche plus dans le lit avec son épouse parce qu’il a été infidèle devrait être content de lui parce qu’il montre du respect pour sa femme ? Est-ce une situation qui doit durer ou doit-il plutôt régler la situation ? De même, un refus de progresser dans la sanctification est une désobéissance à la volonté de Dieu.

2. Le sens de la sanctification.

Premièrement, assurons-nous que nous avons une juste compréhension de la sanctification. Nous savons tous que le sens de sanctifier est de "mettre à part pour Dieu", de consacrer. Trop souvent, dans notre esprit cela signifie « mettre à côté pour Dieu ». La notion hébraïque du mot est : « mettre au centre de sa vie ». Le tabernacle dans le désert a été placé au centre du camp et non en périphérie. Ne croyez-vous pas que ce sens convient mieux à la prière que Jésus à enseigné à ses disciples : « Que ton nom soit sanctifié » ? Vous ne croyez pas qu’il voulait dire : « Que ton nom soit mis à côté » ? Ce que Dieu veut est que notre vie soit centrée sur Lui. Autant il était vrai qu’autrefois vous étiez « morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, » (Eph 2 : 1-3), autant vous devez vous abstenir de la débauche et savoir posséder votre corps (1Thes 4 : 3-4).
Nous sommes dans un sens déjà sanctifiés parce que le Père céleste nous a pris dans le monde pour faire de nous ses enfants (1Cor 1 : 2). Il nous a pris pour nous consacrer à sa personne. Nous avons aussi besoin d’une sanctification. Il n’a pas suffit aux enfants d’Israël de sortir de l’Egypte mais il fallait ensuite sortir "l’Egypte" du peuple. La notion de sanctification à deux aspects : le fait de se défaire d’une chose et celui de la remplacer par autre chose (Voir Eph 4 : 17-24 - Se dépouiller de l’ancien v.21pour revêtir l’homme nouveau v.24).

3. L’importance du corps dans la sanctification.

Nous oublions que pour Dieu, notre corps est aussi important que notre âme. Dans la pratique quotidienne, certains chrétiens se comportent comme s’ils disposaient de leur corps pour l’employer à leur guise. Quand Christ est mort sur la croix, il a racheté la personne toute entière (1Cor 6 : 19-20). Même si notre âme rejoint immédiatement notre Seigneur au moment de notre mort, Jésus fera l’effort de revenir pour récupérer le corps que nous aurons confié à nos bien-aimés (1Cor 15 : 51-53). Dieu veut que nous soyons sanctifiés tout entier : esprit, âme et corps (1Thes 5 : 23). Ce n’est pas le jour où nous mourrons que nous remettons notre corps à Dieu comme s’il était notre héritier. Notre corps lui appartient déjà.
C’est à des chrétiens qui ont traversés une rude épreuve et pour lesquels Paul prie qu’ils affermissent leur cœur (1Thes 3 : 13) qu’il est dit : vous devez vous abstenir de la débauche (1Thes 4 : 3). La conversion à Christ ne peut pas effacer ce qui est enregistré dans la mémoire de l’individu mais il doit apporter une transformation dans la manière de voir les choses qui l’entourent - une nouvelle vision globale de la vie. Ce qui était « normal » ne l’est plus s’il est en contradiction avec les intentions de Dieu pour l’homme à la création et dans la nouvelle création. Lire 1Cor 6 : 9b - 11.

4. L’importance de posséder son corps dans la sanctification.

L’apôtre exhorte les frères et sœurs de Thessalonique à posséder chacun son corps dans la sainteté et l’honnêteté. Joseph en Egypte, loin de tous ceux qui le connaissaient, lorsqu’il fut tenté par la femme de Potiphar à pécher, a répondu : « Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ? » (Gen 39 : 9). Pour lui, un tel acte était plus qu’un manque de respect envers Potiphar mais surtout un péché contre Dieu. Posséder son corps ne veut pas dire que nous pouvons en faire ce que nous voulons mais nous sommes appelés à le dominer. Un aspect du fruit de l’Esprit est la maîtrise de soi (Gal 5 : 22). Posséder c’est contrôler et pour contrôler il faut occuper le terrain ; la clé donc pour marcher selon l’Esprit c’est d’être rempli de l’Esprit (Lire Eph 5 : 15-21). Paul rappelle aux Galates : « Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Gal 5 : 16). Selon Jésus nous sommes tenus responsables pour contrôler chaque partie de notre corps et en particulier les yeux et les mains dans le domaine de la débauche (Voir Mat 5 : 27-30). Chacun est responsable pour la manière dont il regarde et il touche son prochain parce que ses sens influencent la pensée et l’intention (« adultère avec elle dans le cœur » sans qu’elle en soit toujours responsable). « Mais le corps n’est pas pour la débauche. Il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? » (1Cor 6 : 13b-15). Pour nous donner une référence de comment l’Eternel apprécie que l’on prenne ce qui lui a été consacré afin de s’en servir pour assouvir ses propres passions, souvenons-nous de Belschatsar qui a pris les ustensiles du temple pour son festin (Dan 5). Il est mort la même nuit.

Ceux qui veulent devenir matures tiendront compte de ce que le Père céleste recherche dans leur vie.


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