La foi et les solutions culturelles - Gen 15-16

lundi 9 mars 2015
par  Steve BARNES
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La foi et les solutions culturelles
Genèse 15-16
Série : La vie d’Abraham
F05022015

Nous avions déjà vu comment Abram a eu recours au mensonge au chapitre 12 pour sa protection. Même si ce moyen de protection lui a donné le résultat recherché, il n’a pas accompli le plan de Dieu pour Abram. Dieu avait un plan qui plaçait la descendance d’Abram en Canaan afin d’en avoir usage quand il en aurait besoin. Abram ne devait donc pas s’établir en Egypte, et surtout pas être assimilé à la population par le mariage. Dieu frappe la maison du Pharaon et Abram est expulsé du pays.

L’expulsion d’Abram de l’Egypte est suivi d’une dispute entre ses serviteurs et ceux de son neveu Lot. Ensuite, lui qui avait été pacifique jusque là, s’est trouvé obligé de faire la guerre pour sauver son neveu. Ceci l’expose à l’attaque parce qu’il apparaît comme une force militaire rivale en Canaan. Abram devient préoccupé par sa situation ; il craint pour sa sécurité et pour son avenir. Dieu qui connait les pensées d’Abram lui parle par une vision pour le rassurer : " Abram, ne crains point ; je suis ton bouclier, et ta récompense sera très grande" (Gen 15:2). Dieu sait quelles sont nos préoccupations et il en est sensible (voir Act 18:9-10).

Abram avait déjà songé à une solution que la culture permettait, l’adoption d’un serviteur en qui il avait confiance. Abram pensait faire d’Eliézer son serviteur son héritier (Gen 15:3). L’Eternel avait un autre plan, il aurait un héritier naturel et une descendance innombrable (Gen 15:5). Abram a entendu la Parole de l’Eternel et il a cru (Gen 15:6). Là, nous avons une définition de la foi : Faire confiance en une parole parce qu’elle est prononcée par Dieu, même si elle contient une impossibilité intellectuelle (Voir Héb 11 : 1, 6). Dieu imputa ou il lui a attribué sa justice à cause de cette foi (Voir Rom 4:1-5).

Dix ans après la vision ; Abram qui a 85 ans n’a toujours pas de fils de Saraï (Gen 16 : 1). Ici, Saraï a recours à une solution approuvée par la société. Elle propose sa servante comme concubine à son mari pour qu’il ait un fils. Abram n’a plus rien à proposer à sa femme ; il écoute sa femme (Gen 16:2). Agar devient enceinte mais la jalousie entre dans la maison. Saraï vit le mépris comme Anne (1Sam 1:6). Comme Saraï la maltraite, Agar s’enfuit (Gen 16:6). Les solutions humaines créent de nouveaux problèmes.

L’Eternel reste sensible aux situations injustes dans lesquelles nous pouvons vivre. L’ange de l’Eternel apparaît à Agar sans qu’elle l’invoque. L’ange de l’Eternel lui donne des promesses concernant l’enfant qu’elle porte et lui donne un nom, Ismaël qui signifie "Dieu entend" (Gen 16:10-12). Il sera un homme libre comme l’est l’âne sauvage (Gen 16:12). Elle est encouragée par l’intervention de Dieu et appelle l’endroit "Atta-El-Roï" (Tu es le Dieu qui me voit). Agar est retournée et elle a eu l’enfant auprès d’Abram pour qu’il soit reconnu comme étant à Abram (Gen 16 : 15).

Même si la culture accepte certaines solutions, et elles peuvent être contradictoire d’une culture à l’autre, l’enfant de Dieu doit se conformer à l’enseignement biblique pour jouir pleinement de la bénédiction de Dieu. Dieu n’a pas rejeté Abram parce qu’il a eu recours à certaines coutumes mais Abram a dû vivre avec les difficultés qu’elles engendrent.


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