Que votre cœur ne se trouble point (4). Jean 14:15-21

dimanche 20 septembre 2015
par  Steve BARNES
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  • Date du message : 20 septembre 2015
  • Sujet : "Que votre cœur ne se trouble point" (4)
  • Texte : Jean chapitre 14 verset 15 à 21 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes à Fréjus

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Que votre cœur ne se trouble point (4).
Jean 14:15-21
Série : Enseignements dans la chambre haute
F20092015

Je rappelle que cette conversation de Jésus avec ses disciples dans la chambre haute a pour but de les informer et de les rassurer. Les paroles de réconfort du Maître et Seigneur (Jn 13:13-14) sont pour les disciples qui étaient devant lui et pour tous ceux pour qui il a prié à la fin de la soirée (Jn 17:20).

Jésus leur avait dit : "Que votre cœur ne se trouble point" (Jn 14:1) et il leur donne des paroles sur lesquelles ils pourront compter.
Jusque là nous avons vu :
1) Jésus nous prépare une place dans la maison du Père
2) Jésus est lui-même le chemin qui mène jusqu’au Père
3) Les disciples pourront faire les œuvres de Dieu en le demandant au nom de Jésus
Jésus ajoute maintenant qu’il ne partira pas en les laissant orphelins. Le Père leur enverra un autre consolateur, l’Esprit de Vérité.

I. L’autre consolateur
(14:16-18) (Voir prédication du 27 juillet 2015)

Jésus vient de dire à ses disciples qu’il fera pour eux tout ce qu’ils demandent en vue d’accomplir les œuvres de Dieu, afin que le Père soit glorifié. Mais Jésus va leur donner ce à quoi ils n’auraient jamais pensé, un consolateur qui serait toujours avec eux. Jésus y a pensé et il le demandera du Père. Tout ce qu’il demande du Père, il le reçoit (Jn 11:42).

Ce que Jésus demande pour les disciples est un autre consolateur (grec : paraklétos). Il ne faut pas comprendre le mot ici traduit par "consolateur" dans le sens d’une maman qui console son petit garçon qui vient de se faire mal en tombant. Le même mot est traduit par "avocat" dans l’Epître de Jean (1Jn 2:2). Ceci est plus le sens que doit prendre le mot. Le "parakletos" est celui qui se tient près de moi, celui qui parle pour moi et qui me conseille dans la marche à suivre en me rappelant des instructions déjà reçues. Comme l’avocat, il m’aide à comprendre ce que dit le juge et il me guide dans comment je dois m’adresser au juge. Il nous suffit de lire dans les Actes des Apôtres pour voir l’effet sur les disciples quand ils ont été remplis du Saint Esprit et conduis par lui.

Jésus identifie le Consolateur comme l’Esprit de Vérité. Il le met en contraste avec l’esprit de l’erreur ou de mensonge qui règne dans le monde. Il n’a rien à voir avec le Malin qui est le Père du mensonge (Jn 8:44). Jésus vient de dire aux disciples qu’il est La Vérité et donc celui qui demande du Père est l’Esprit de Vérité. Le saint Esprit est toujours conforme à la Parole révélée de Dieu.

Ce consolateur n’a rien avec les gens du monde : (v.17)
1) Le monde ne peut le recevoir
2) Le monde ne le voit point
3) Le monde ne le connaît point
Le disciple le connaît parce que le Saint Esprit vit en lui .

(Nous verront plus sur le Saint Esprit le Consolateur dans le chapitre 16.)

II. Le signe
(14:19-20)

Jésus promet aux disciples de ne pas les laisser orphelins et il leur donne un signe qui leur permettra de savoir que le Consolateur viendra comme cela a été annoncé. Le signe est simple : "Je viendra à vous" (Jn 14:18). Jésus leur dit que dans peu de temps qu’il disparaîtra de la vue du monde mais que eux le reverront. Le monde incroyant a vu Jésus pour la dernière fois sur la croix. Les disciples l’ont vu le jour même de sa résurrection et pendant 40 jours à maintes reprises (Jn 20 et 21).

Avant de monter vers son Père, Jésus a rappelé aux disciples d’attendre à Jérusalem jusqu’à ce qu’il leur envoie le Saint Esprit (Act 1:4-5). Le Saint Esprit est venu sur eux à Pentecôte dans ce même lieu (Act 2). Depuis ce jour, tous ceux qui placent leur foi en Jésus pour devenir ses disciples reçoivent le Saint Esprit à l’instant même, à l’instant de leur nouvelle naissance, sans qu’ils le demandent parce que Jésus l’a déjà demandé du Père pour ses disciples.

III. L’amour du disciple (14:15 et 21)

Jésus avait mis le comble à son amour pour les disciples en début de soirée quand il a lavé leurs pieds (Jn 13:1). Jusqu’à là, il n’y a pas de mention de l’amour des disciples pour le Seigneur. Jésus leur a bien dit de s’aimer les uns les autres comme il les avait aimés (Jn 13:34). C’est à leur amour les uns pour les autres que le monde saura qu’ils sont ses disciples (Jn 13:35).

Mais maintenant Jésus leur parle de leur amour pour lui. Quand Jésus dit "Si vous m’aimez ...", il ne doute pas de leur amour pour lui. Il assume qu’ils l’aiment. Donc, puisqu’ils l’aiment ils sera entendu que cela sera confirmé par le fait qu’ils gardent ses commandements (Jn 14:15).

Autant que l’amour mutuel des disciples est un signe pour le monde qu’ils sont ses disciples, autant le fait de garder ses commandements est un signe pour tous qu’ils aiment le Seigneur ; il ne le craignent pas seulement (Jn 14:21a).

Celui donc qui aime le Seigneur en gardant ses commandements, sera aimé de Dieu (Jn 14:21) et de lui. Jésus se fait connaître sur un nouveau plan à celui qui garde ses commandements (Jn 14:21). Jésus prend cela sérieusement puisqu’il le réitère dans la mission qu’il confie aux disciples ("enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit" - Mat 28:20). Le simple commandement de nous aimer les uns les autres (Jn 13:34) couvre tout ce qui concerne les relations entre humains (commandements 5 à 10 du Décalogue).


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