Pourquoi la tentation de Christ ?

dimanche 27 avril 2014
par  Steve BARNES
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F27042014

Pourquoi la tentation de Jésus Christ ?
Mat 4 :1 à 11

Le récit de la tentation de Christ nous est relaté dans les trois premiers évangiles, ce qui lui accorde une grande importance pour nous. Il s’agit d’une étape essentielle dans la vie terrestre de Jésus. Le fait de la tentation de Jésus Christ peut nous semblait difficile à concevoir. Nous pourrions nous poser la question à savoir si Christ pouvait réellement être tenté de pécher, puisqu’il était Dieu, et ainsi soulever une faille dans sa personne. D’autre part, s’il était incapable de pécher, pourquoi la tentation. Dieu a permis que Job soit tenté sachant qu’il résisterait. Abraham a été éprouvé pour confirmer sa foi.

Il nous serait certainement plus utile de constater que si Christ a été tenté, nous ne devons pas nous étonner que nous le soyons aussi. La tentation n’est pas réservée aux chrétiens charnels. Nous noterons qu’il ne s’agit pas de la seule tentation de Christ mais de seulement la première. Jésus a discerné la présence de Satan dans les paroles de Pierre qui ne voulait qu’il meure (Mat 16 :23) et aussi la lutte a duré trois heures dans le jardin de Gethsémané, la veille de la crucifixion (Mat 26 : 36-45). Chaque mot de ce verset (Mat 4 :1) est très important, en particulier l’adverbe « alors Jésus », et les prépositions « par l’Esprit », « pour être tenté » et « par le diable ». Nous avons donc : 1) Les circonstances, 2) Le plan divin, 3) Le but et 4) L’instrument. Noter que Jésus n’est pas tenté par quelque chose mais par le Diable. Nous sommes, le plus souvent tentés par nos passions (Jac 1 : 13-15).

I. Les circonstances.

Le Seigneur Jésus vient de passer une partie de sa vie à travailler dans un atelier de charpentier sans qu’il y ait quoi que ce soit de noter dans les évangiles. Il porte un secret dans son cœur depuis l’âge de douze ans que ne connaissent que sa mère Marie et son mari Joseph. Peut-être connaît-il les circonstances de sa naissance, le récit de la visite des mages et la raison de leur séjour en Egypte, mais il ne prend aucune initiative dans les affaires de son Père jusqu’à l’âge de 30 ans (Luc 2 :49). Pendant toute cette période, Satan ne le tente pas. Mais à peine est-ce qu’il est baptisé par Jean et que la voix du ciel proclame sa vraie identité que se déchaînent les épreuves et les tentations.
Leçon une : C’est justement lorsqu’on se décide de ne plus vivre dans l’anonymat, lorsque l’on exprime notre engagement de suivre et servir le Seigneur, lorsque l’on prend une résolution en faveur du Seigneur, c’est à ce moment que se déclenchent les tentations par l’ennemi que nous n’avons pas connues jusqu’à là, des épreuves dignes de l’appellation.C’est après que Paul soit enlevé au paradis et qu’il ait entendu des paroles merveilleuses (2Cor 12 :4), qu’il a reçu un ange de Satan pour le souffleter (2Cor 12 :7).

N’est-ce pas lorsque Jésus sortait de l’eau, priant, que pour la première fois la déclaration publique de sa filiation est faite ? Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. C’est justement par ces paroles que Satan commence sa tentation : Si tu es Fils de Dieu, ordonne …

Leçon deux : C’est en se servant des paroles de notre engagement que Satan nous tentera. Il se peut que ce soit quelqu’un d’autre qui les prononce. Un exemple serait « Tu as décidé de lire la Bible afin de mieux la connaître. Tu ferai mieux de lire des livres et des commentaires au lieu de la Bible sinon tu n’y comprendras rien ».

L’adverbe « alors » établit le lien entre la déclaration de Dieu concernant Jésus Christ et le l’épreuve par le diable.

II. Le plan divin.

Le passage est clair que ce n’est pas après une période de faiblesse que Jésus est exposé à la tentation du diable. Il est emmené par l’Esprit de Dieu dans le désert (Voir « poussé » Mc 1 :12 et « conduit » Lc 4 :1). Quel enfant de Dieu n’a pas expérimenté que c’est justement après un temps fort avec le Seigneur qu’il s’est retrouvé dans un « désert », dans un nouveau degré de solitude ? Et quelles étaient vos pensées durant ces moments ? Celles de Ps 63 :2 ou 69 :2-4.

Certains ont eu l’idée que s’ils s’éloignaient dans le désert et s’ils recherchaient la solitude, ils échapperaient à la tentation. Peu importe où nous sommes sur la terre, nous sommes des victimes potentielles de Satan. Ce qui nous sauve dans la tentation et les épreuves sont les limitations que Dieu impose sur Satan. La Bible nous dit de résister au diable et il fuira loin de vous (Jac 4 :7). Sachez que le tentateur ne part jamais pour de bon. Il rode (1Pi 5 : 8). Il revient autrement, comme ange de lumière par exemple (2Cor 11 :14). La manière de résister n’est pas de lui dire de s’en aller mais de transformer la tentation en victoire spirituelle.

Leçons trois : Comprenons les paroles que Jésus a placé dans notre bouche par le moyen de la prière model : « ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin » (Mat 6 :13). On aurait envie de penser que si le Seigneur exhaussait la première partie, la seconde serait superflue. Adolphe Monod l’a dit ainsi : [Nous nous défions de nous-mêmes, Seigneur, et nous te disons, ainsi que tu nous l’as enseigné : « ne nous induis pas en tentation » Mais s’il faut que nous y soyons amenés, nous ajoutons avec confiance, comme tu nous l’as appris encore , « Délivre-nous du malin » Il nous suffit de nous rappeler que nous avons en toi « un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle, qui, parce qu’il a souffert lui-même étant tenté, peut secourir ceux qui sont tentés. »] .

Dieu a prévu des épreuves pour ceux qui s’engagent à le suivre. Cela fait partie de notre sanctification.

III. Le but.

C’était dans le plan de Dieu que Jésus soit tenté, non pour le faire chuté mais pour lui accordé le ministère sur lequel nous nous comptons chaque jour. Cette promesse ne pourrait exister si Jésus n’avait pas été tenté : « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Héb 4 :15 – 16). Il n’est pas nécessaire de tomber dans le péché pour ressentir la force de la tentation. Tombé lors de l’épreuve est un péché parce qu’il a promis de ne pas nous tenter au-delà de nos forces (1Cor 10 : 13).

C’est l’épreuve qui a permis à Joseph d’accéder au palais de Pharaon et de sauver son peuple. Ce sont les années de fuite devant Saül qui ont qualifiées David pour la royauté. C’est suite à l’épreuve que Job a « vu » Dieu (Job 42 :5). C’est de la prison que Paul a écrit la majorité de ses épîtres. C’est pendant qu’il était en prison que John Bunyan a rédigé l’allégorie du Voyage du Chrétien. Les batailles sont indispensables aux victoires, et on ne peut gravir sans des montagnes. Pas de diplôme sans examens.

IV. L’instrument.

Ce sont justement les tentations qui pourraient causer notre chute qui deviennent des occasions pour notre affermissement. Comme Satan est toujours bien disposé à essayer nous faire trébucher, Dieu se sert de lui pour nous éprouver et nous faire grandir.

Faisons la distinction entre les situations de tentations dans lesquelles nous nous plaçons et celles dans lesquelles le Seigneur nous conduit. Nous nous retrouvons seuls, sans Dieu, dans les épreuves que nous attirons sur nous par notre désobéissance ou notre égarement, à moins de nous repentir et de faire appel au secours du Seigneur. Les épreuves dans lesquelles le Seigneur nous amène sont pour notre affermissement en lui et pour nous permettre de le découvrir plus intimement (Jac 1 :2-4). Lire Deutéronome 8 :2 à 3.


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