Deux catégories de serviteurs

vendredi 15 août 2014
par  Steve BARNES
popularité : 3%

-* Date du message : 3 août 2014

  • Sujet : Deux catégories de serviteurs
  • Texte : Matthieu chapitre 25 versets 14 à 30 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

Fichier MP3 à écouter en ligne

Fichier MP3 à télécharger

MP3 - 39.9 Mo

Deux catégories de serviteurs
Mat 25 : 14 – 30
F03082014

Cette parabole de Matthieu 25 nous relate certaines paroles de Christ concernant la manière dont Dieu conçoit certaines choses. Cette parabole des talents nous apporte une idée claire sur ce qu’il recherche auprès de ses serviteurs. C’est le maître qui distingue les deux catégories de serviteurs : (1) « Le bon et fidèle serviteur » aux versets 21 et 23 ; et (2) « Le serviteur méchant et paresseux » au verset 26.

I. Le serviteur fidèle

1) Les capacités et la fidélité
Nous avons toutes les raisons de croire que le maître a donné des sommes différentes aux serviteurs en fonction de leurs capacités (v. 15). La règle du maître implique que c’est à celui qui a été fidèle en peu de chose que sera confié de plus grandes choses (Mat 25 :21, 23). Puisque les deux bons serviteurs ont reçu la même éloge nous pouvons déduire que ce que le maître recherchait n’était pas la quantité dans le rendement mais la fidélité dans la tâche qui a été confiée. Ce que le Seigneur recherche est notre fidélité dans le service (1Cor 4 :2) car c’est lui qui produit en chacun le vouloir et le faire (Phil 2 :13). Le service est une opportunité que Dieu nous offre pour lui exprimer notre reconnaissance pour tout ce qu’il nous a fait.

2) La fidélité et l’action
Les deux premiers serviteurs, ceux auxquels une charge plus importante avait été donnée, se sont mis « aussitôt » (v.16 et 17) à l’œuvre de faire valoir la somme qui leur avait été remise. Ils se sont rapidement déchargés de leurs responsabilités même si le maître n’est revenu que beaucoup plus tard (v.19). Le service n’améliore ni ne complète le salut que nous avons reçu. Il est une démonstration de notre foi et un acte d’obéissance à celui que nous appelons « Seigneur ».

II. Le serviteur paresseux

Le troisième serviteur, celui qui par la suite est appelé méchant et paresseux, ne semble fournir aucun effort pour se décharger de la charge. Il va faire un creux dans la terre et cache l’argent du maître. Le maître aurait pu en faire autant si son intention était uniquement de préserver son bien. L’appellation qu’il reçoit est sévère et le traitement qu’il reçoit est plus sévère. L’intention de la parabole n’est pas d’élucider la doctrine du salut mais plutôt de nous montrer ce que le Seigneur recherche auprès de ses serviteurs. Nous allons nous attarder sur cette seconde catégorie de serviteurs.

1) Quelques applications

a) Nous pourrions dire que cette parabole décrit les enfants d’Israël à qui le message de Dieu avait été confié mais qui ne l’ont pas propagé dans le monde préférant la cacher des autres nations.
b) Nous pourrions dire qu’il s’agit des communautés dites chrétiennes ou des individus qui se disent chrétiens mais qui n’ont pas fait connaître l’évangile autour d’eux. Ils l’ont « caché ».
c) Nous pourrions dire que le principe s’applique à ceux qui sont dans une communauté chrétienne qui honore le Seigneur mais qui ne mettent pas au service du Seigneur les capacités qu’il leur a confiées. Les opportunités qui lui sont accordées seront en fonction de la fidélité qu’il a déjà démonté.
-  Celui qui a une voiture à mettre au service du Seigneur mais qui chaque fois se plaint des détours qu’il doit faire ne sera plus demandé ; et par la suite il ne recevra certainement pas la charge de visiter les malades dans les hôpitaux (voir Lc 19 :17). Celui qui ne trouve aucun plaisir à accueillir les gens à la porte ne saura pas recevoir une classe d’enfants ; ne parlons pas de comment il les enseignerait (comme une leçon pré-enregistrée sur une cassette audio).
-  La timidité n’est pas une excuse valable pour le refus du service. Elle est une crainte de l’échec qui peut être surmontée.
d) Nous pourrions aussi parler de ceux qui ont une mauvaise image de soi. Ils sont convaincus qu’ils ne pourront jamais bien faire quoi que ce soi. Ils sont ou des perfectionnistes à outrances (rien n’est jamais assez bien) ou des victimes d’un rabaissement entretenu (à force d’entendre qu’ils ne peuvent rien faire, ils ont fini par le croire). L’un et l’autre refusent de servir le Seigneur dans l’église. Ils oublient que le Seigneur confie des charges en fonction des capacités. S’ils refusent les charges que le Seigneur confie, ils mettent en doute les capacités du Seigneur de déterminer les leurs (voir Ex 4 : 10-13).

I. Les conséquences

Quelque soit le cas, le refus de servir le Seigneur va produire une théologie d’amertume concernant Dieu et les frères et sœurs qui s’efforcent d’acquitter leurs responsabilités (voir Héb 12 :15), comme a été le cas de ce troisième serviteur (Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ; j’ai eu peur … - Mat 25 :24, 25). Le refus de servir entraîne la critique de ceux qui servent. Le maître ne lui aurait jamais confié le talent s’il avait déjà cette vision des choses en lui. Cette attitude s’est développée par la suite pour justifier son infidélité, sa paresse. Le maître lui dit que si telle avait été son optique, il aurait du être motivé de s’acquitter de la charge même s’il l’aurait fait à contre cœur. Le maître l’appelle un serviteur méchant et paresseux.

III. Conclusion

Cette église reconnaît que l’une de ses responsabilités devant le Seigneur est de fournir aux uns et aux autres des opportunités de service. Les charges sont accordées aux frères et sœurs qui vivent en communion avec le Seigneur et en harmonie avec les autres et en fonction des capacités et de la fidélité déjà démontrée. L’église va tout faire pour assurer la « réussite » de celui qui sert humblement le Seigneur. Nous offrons des opportunités aux enfants, aux jeunes et à chacun qui démontre sa fidélité et un désir de servir. Nous ne voulons pas de ceux qui reçoivent des responsabilités le voient comme des opportunités pour apporter des changements. L’église a une orientation de théologie pratique qui fait sa particularité, nous tenons à la conserver. La grande tendance de nos jours est de suivre les « autres », autant au niveau individuel qu’au niveau collectif. Nous voulons développer la particularité que le Seigneur nous a donnée et le glorifier au travers de notre théologie et notre pratique conservatrice (certains l’appellerait intégriste). Peu importe ce que les autres pensent de nous, nous voulons nous acquitter fidèlement de la mission que le Seigneur nous a confiée. Quand il viendra, trouvera-t-il un « rendement » qui le glorifie ?


Sites favoris


2 sites référencés dans ce secteur