Où puiser notre force ?

lundi 27 octobre 2014
par  Steve BARNES
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-* Date du message : 26 octobre 2014
  • Sujet : Où puiser notre force ?
  • Texte : 1Thessaloniciens 2 versets 1 et 2 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

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Où puiser notre force
1Thes 2 : 1-2

Quelques remarques d’entrée :

Le chapitre 2 (v.1-16) nous donne le sentiment que Paul est en train de se défendre par rapport à des accusations qui seraient portées contre lui. Notons qu’il répond sans dire du mal ou juger les accusateurs. Remarquons que l’apôtre utilise souvent l’expression « frères » dans cette épitre (16 fois). Dans Jean 15 : 15 Jésus dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père ». Mais après sa résurrection il dit à Marie près de son lieu de sépulture : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20:17). Si le Seigneur nous appelle frères c’est que nous sommes réellement frères et sœurs et devons nous comporter les uns envers les autres comme tels. Des frères peuvent se reprocher des choses mais pas devant ceux qui ne sont pas de la famille. Nous devons tous rechercher à honorer « notre Père qui es(t) aux cieux » (Mat 6 :9).

I. Les conditions de leur arrivée à Thessalonique

Paul se souvient des circonstances de son arrivée à Thessalonique et convient que le fruit de leur témoignage parmi eux avait été encourageant. Cela est surtout vrai lorsqu’il se souvient dans quel état lui et ses compagnons étaient en quittant Philippes. Le seul moyen par lequel ils ont pu poursuivre leur ministère, après ce qu’ils aient souffert de l’injustice et subit les outrages, c’était de prendre de l’assurance en Dieu. Voyons dans un premier temps les souffrances et les outrages qu’ils ont connus à Philippes (Act 16) et ensuite comment ils ont pu les surmonter.

1) Les outrages subis à Philippe

Paul et son équipe sont arrivés à Philippes au milieu de la semaine et ils ont appris qu’il y avait un lieu de prière près de la rivière. C’est là qu’ils rencontrent Lydie. Elle est baptisée avec sa famille et une église se crée dans sa maison (Act 16 : 14-15). C’est après l’exorcisme d’une servante ayant en elle un esprit de Python et après le tremblement unique de la prison qu’une nouvelle église se crée chez le geôlier. L’équipe a fait 60 km et c’est avec des dos qui brûlaient encore des coups de verge que Paul et Silas arrivent à Thessalonique. Paul semble même un peu irrité par le traitement qui lui avait été infligé (Act 16 : 37). Dans l’épreuve, ils avaient pu chanter et prier (16 : 25) mais après, le dos brûlait toujours bien qu’on leur ait lavé les plaies.

2) Les forces pour surmonter l’outrage

Où est-ce que Paul et Silvain (Silas) ont trouvé des forces pour reprendre le ministère pour lequel ils avaient été envoyés ? Nous notons en passant que Timothée n’a pas subi cette épreuve physique. Peut-être que Dieu savait qu’il n’aurait pas pu supporter ce traitement injuste à ce stade de sa vie chrétienne, alors Dieu l’épargne. C’est en prenant de l’assurance en leur Dieu (1Thes 2 :2) afin de pouvoir encore annoncer l’évangile de Dieu dans un contexte hostile. Paul et Silvain reconnaissent leur faiblesse tant dans le corps que dans leur esprit. Ils accordent plus d’importance à leur état intérieur qu’à celui qui est extérieur. Paul ne dit pas comment ils ont supporté les sensations provenant des plaies dans le dos mais il souligne qu’ils avaient besoin de secours pour être mentalement prêts pour affronter l’opposition des juifs de la synagogue. L’apôtre Paul avait eu besoin d’encouragement pour continuer l’œuvre à Corinthe (Act 18 : 9-11). Dans son épitre aux éphésiens Paul dit : « Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante » (Eph 6 : 10) ; et comment ? En se revêtant de toutes les armes de Dieu (Eph 6 : 11 à 18). Ne tentons pas de vivre pour Dieu et de le servir par nos propres forces. Cette faiblesse humaine met en valeur l’œuvre de Dieu (2Cor 12 : 7-11). C’est justement l’argument de Paul face à la critique : C’était forcément l’œuvre de Dieu qui s’était accomplie au travers eux parce qu’ils n’étaient pas en mesure de proclamer l’Evangile de Dieu quand ils sont arrivés à Thessalonique. L’œuvre de Dieu ne se fait pas par les « forts » mais par des « faibles » qui puisent leurs forces en Dieu (1Cor 1 : 26-31).

II. Les forces pour l’œuvre à Thessalonique

Le Docteur Paul Tournier a écris un ouvrage intitulé « Les forts et les faibles ». Dans notre société, tous sont ou forts ou faibles en fonction des personnes avec lesquelles ils ont à faire, des circonstances dans lesquelles ils se trouvent, de leur statut social, des diplômes qu’ils ont pu accumuler, de leur force physique ou de caractère, etc. Suivant que vous vous sentiez en position de force ou de faiblesse, vous allez vous comporter d’une certaine manière. Certains choisissent de bluffer en espérant qu’ils ne seront pas mis à l’épreuve. D’autres essayent de paraître plus jeune qu’ils ne sont parce que la jeunesse est une force. Mais si vous êtes en Jésus Christ, vous avez accès à une force que le monde ne peut pas expliquer ni contrer ; il n’y a rien et personne qui puisse la vaincre. Les disciples de Jésus qui avaient paru si faibles dans le Jardin de Gethsémanée, une fois saisis par la puissance d’en haut, sont devenus un embarras pour le sanhédrin de Jérusalem (« Que ferons-nous à ces hommes ? » - Act 4 : 15). Peu importe que le monde vous mette au rang des « faibles », prenez de l’assurance en votre Dieu.

III. Le but pour lequel la force est donnée

Les forces que le Seigneur accorde sont pour la proclamation de l’Evangile de Dieu (Act 1 : 8). Cette annonce de l’Evangile ne s’est pas faite uniquement par des paroles (1 : 5) mais aussi soutenue par leur attitude (douceur - 2 : 7), par leur travail (2 : 9) et par leur conduite devant eux (« sainte, juste et irréprochable » – 2 : 10). Et bien sûr, Paul a annoncé cet évangile grâce à la puissance de l’Esprit et avec persuasion (1 : 5). C’est toujours le même message de grâce qui est transmis qu’il s’agisse de Lydie près de la rivière ou du geôlier au milieu de la nuit : « Crois au Seigneur Jésus Christ et tu seras sauvé » (Act 16 : 31). Il fallait annoncer la Parole du Seigneur avant que les plaies ne soient lavées (Act 16 : 32-33). Et s’est encore après cela que Paul et Silas mangent (Act 16 : 34). Quel que soit l’état dans lequel nous pouvons nous trouver, le message doit être proclamé et l’œuvre de Dieu en nous doit paraître.


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