Jugés dignes de l’Evangile - 1 Thes 2:3-4

dimanche 9 novembre 2014
par  Steve BARNES
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-* Date du message : 9 novembre 2014
  • Sujet : Jugés dignes de l’Evangile
  • Texte : 1Thessaloniciens 2 versets 3 et 4 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

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Jugés dignes de l’Evangile
1Thess 2 : 3-4

« Dieu nous a jugés dignes de nous confier l’Evangile  » (1Thes 2 : 4a)

Les douze premiers versets de ce chapitre répondent à des accusations apparemment faites pour discréditer le ministère et le message de l’apôtre Paul et ses compagnons. Nous avons ici le contenu de la défense de Paul auprès des chrétiens de Thessalonique (aujourd’hui Salonique en Grèce). Dans les deux premiers versets, nous avions vu que Paul et ses compagnons avaient eu besoin de prendre de l’assurance en leur Dieu. Maintenant l’apôtre veut traiter la question des motivations personnelles dans la prédication. Les motivations de Paul avaient été pures car :

I. Dieu lui-même l’avait jugé digne de porter son Evangile.

Dieu avait recommandait Paul en le jugeant digne de confiance avec la Parole de l’Evangile. Ce n’était pas Paul qui avait choisi mais Dieu qui l’avait élu pour ce ministère :
• Dieu dit à Ananias : «  Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël  » (Act 9 : 15)
• L’Esprit dit aux anciens de l’église d’Antioche : « Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés » (Act 13 : 2).
• A leur retour du premier voyage missionnaire Paul et Barnabas « convoquèrent l’Eglise, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi  » (Act 14 : 27).
• Paul est parti d’Antioche avec Silas (Silvain) recommandé par les frères de l’église à la grâce du Seigneur (Act 15 :40). C’est à Lystre que Paul prend Timothée qui jouit d’une bonne recommandation (Act 16 :2-3).
• A Troas, Paul a eu une vision d’un homme qui a fait cette prière « Passe en Macédoine, secours-nous ! » (Act 16 : 9).

C’est ainsi que Paul, Silvain et Timothée s’étaient retrouvés à Thessalonique. Paul écrit aux Ephésiens : « A moi, qui suis le moindre de tous les saints, cette grâce a été accordée d’annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ » (Eph 3 : 8). Il est lui-même le premier surpris d’avoir été appelé au ministère : « Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans le ministère, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent  » (1Tim 1 : 12-13a). Quand Paul dit qu’il a été jugé digne de cet appel, il ne s’élève pas au-dessus des autres qui n’ont pas été appelés, mais il souligne la charge qui lui est confiée et qu’il doit remplir à tout prix.

II. Ils n’avaient pas cherché à plaire aux hommes mais à Dieu qui sonde les cœurs.

Paul déclare que leur « prédication ne repose ni sur l’erreur, ni sur des motifs impurs, ni sur la fraude  » comme il était souvent le cas des faux docteurs à cette époque. Il écrit aux corinthiens « C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, nous n’avons point une conduite astucieuse, et nous n’altérons point la parole de Dieu » (2Cor 4 :1-2). Même si Paul avait été établi ministre par Dieu, il devait maintenir une vie au-dessus de tout reproche . « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité » (2Tim 2 : 15).

L’apôtre et ses compagnons avaient eu besoin de prendre de l’assurance dans le Seigneur ; ils ne pouvaient pas avoir des motivations charnelles. De plus ils venaient d’être persécutés et de souffrir pour la cause de l’évangile, les motivations impures n’ont pas eu le temps de s’installer en eux. La persécution purifie .
Non seulement est-ce que l’enseignement proclamé ne reposait pas sur l’erreur mais au contraire les intentions étaient pures. Paul ajoute qu’ils n’avaient pas de motif frauduleux comme dans le cas des faux docteurs .

L’apôtre Paul n’a pas cherché à plaire aux hommes après avoir rencontrer Jésus sur la route vers Damas. S’il avait choisi la gloire des hommes il n’aurait pas enduré la persécution pour le nom de Christ (2Cor 11 : 21 à 33). Aux Galates il écrit, « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. Je vous déclare, frères, que l’Evangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ » (Gal 1 :10-12). Ce qui était important pour lui était d’être trouvé fidèle (1Cor 4 : 1 à 5). « Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres » (1 Cor 9:27).

Dieu est celui qui sonde les cœurs et qui connaît nos motivations :
« Et toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père, et sers-le d’un cœur dévoué et d’une âme bien disposée, car l’Eternel sonde tous les cœurs et pénètre tous les desseins et toutes les pensées. Si tu le cherches, il se laissera trouver par toi ; mais si tu l’abandonnes, il te rejettera pour toujours » (1 Chr 28:9).

Lire Luc 7 : 36-50. Simon croyait que Jésus devrait pouvoir sonder le cœur de cette femme, ce qu’il a fait. Ce qu’il n’a pas vu est que Jésus pouvait aussi sonder le sien. La différence est que la femme est partie avec les péchés pardonnés et sa vie transformée alors que Simon le pharisien avait encore le même cœur. Il était aveugle sur son état et n’a pas pu être aidé bien qu’il soit dans la présence de celui qui peut pardonner les péchés.

« Sonde-moi, Eternel ! Éprouve-moi, Fais passer au creuset mes reins et mon cœur  » (Ps 26:2)
« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! » (Ps 139:23)
« Moi, l’Eternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres » (Jér 17:10).


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